L’Adan publie son tout premier rapport annuel qui reprend l’activité de l’association en 2020. Télécharger ⬇️

Entre attractivité et crédibilité se joue l’avenir du secteur crypto français

  • Lors de l’événement Crypto: what is at stake? qui s’est déroulé le mercredi 3 novembre à Bercy, la plateforme d’échange Binance a annoncé le lancement en France d’Objectif Lune. L’Adan salue l’impact positif de ce projet d’une valeur de 100 millions d’euros pour le pays en ce qu’il contribuera à la formation de talents et à la création d’emplois, tout en stimulant l’investissement dans l’écosystème. 
  • Si cette initiative réaffirme l’attractivité de la France dans le domaine des crypto-actifs, l’Adan a rappelé la nécessité de soutenir politiquement les entreprises françaises face aux multiples freins à la croissance qu’ils rencontrent.
  • L’Adan insiste sur le besoin d’une application uniforme des règles actuelles grâce, notamment, à un contrôle renforcé visant à préserver la crédibilité du régime mis en place par la France. 

Paris, le 05 novembre 2021 – Mercredi 3 novembre, l’Association pour le développement des actifs numériques (Adan) a été associée à l’évènement Crypto: what is at stake? organisé par France FinTech et le ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance à l’occasion du passage en France de Changpeng Zhao, Président et Directeur général de Binance. Faustine Fleuret, Présidente et Directrice générale de l’Adan, a ainsi présenté le dynamisme et les perspectives de l’industrie française dans le cadre d’un échange avec Oliver Yates (PDG de Sheeldmarkets) et Sarah-Diane Eck (fondatrice de Lum Network). 

Un dialogue s’est par la suite tenu entre le secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications, Monsieur Cédric O, et le PDG de Binance, Changpeng Zhao, au cours duquel ce dernier a annoncé sa volonté d’implanter sa société en France grâce au lancement d’Objectif Lune. L’Adan salue les retombées positives que l’écosystème français pourra attendre de cette initiative soutenue par un investissement à hauteur de 100 millions d’euros.

Une nouvelle fois, cette annonce fait la démonstration du potentiel des crypto-actifs pour l’économie. Dans un contexte hautement concurrentiel, l’opportunité d’asseoir au niveau local les conditions de l’innovation est salutaire. En cela, l’incidence du projet proposé en termes de formation, de financement de la recherche et d’emplois semble prometteuse. En outre, l’intérêt pour la France d’un acteur étranger d’envergure internationale témoigne de l’attractivité indiscutable de notre écosystème et de notre marché. La mise en place, il y a trois ans, d’un cadre réglementaire complet et stable constitue un atout majeur qui offre aux entreprises clarté et confiance. 

A ce titre, Faustine Fleuret a rappelé qu’à ce jour, la réglementation française est prise en compte par de nombreux acteurs : 

« Le cadre réglementaire en vigueur en France a été conçu avec une bonne intention : rétablir la confiance et structurer un marché sûr. Les acteurs français de la crypto s’y conforment. En analysant la liste blanche de l’AMF, on se rend compte que vingt-trois des vingt-cinq prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) ayant obtenu l’enregistrement sont des entreprises françaises. Il est donc important de souligner que notre industrie joue le jeu. »

Au-delà des entreprises françaises, ce régime a déjà attiré des acteurs étrangers qui se sont mis en conformité avec l’enregistrement PSAN dès 2020.

Il convient désormais de généraliser les conditions d’une concurrence équitable grâce à un contrôle renforcé : 

« Il reste difficile pour les acteurs d’obtenir les bénéfices et contreparties à l’enregistrement en France. […] Tant qu’elle n’est pas enregistrée, une entreprise ne peut pas, en théorie, proposer ses services à la clientèle nationale. Cela pose problème car, à ce jour, nous ne garantissons pas des règles du jeu équitables entre les acteurs qui proposent et promeuvent leurs services auprès du public français. Nous avons des entreprises régulées, qui ont le droit de promouvoir leurs services auprès du public français, et d’autres qui ne le sont pas mais qui proposent malgré tout leurs services sur le marché national.»

En cohérence avec l’ambition du régime actuel, l’Adan encourage donc l’ensemble des parties prenantes – entreprises nationales, internationales et pouvoir publics – à œuvrer et soutenir le développement en France d’un écosystème à la fois sûr et innovant. 

À propos de l’Adan

L’Adan (Association pour le développement des actifs numériques) rassemble les professionnels des actifs numériques et des technologies blockchain en France et en Europe. Ses adhérents composent une vaste palette d’activités : marchés, conservation, paiements, gestion, outils d’analyse, accompagnement des projets et des utilisateurs et sécurité informatique. L’Adan a vocation à fédérer l’industrie des actifs numériques et de promouvoir son développement au service d’une nouvelle économie numérique. Pour ce faire, l’Association dispose d’une expertise technique et réglementaire de l’univers des actifs numériques et entretient un dialogue étroit avec les autorités publiques et les associations de place.

Contact

Faustine Fleuret, Présidente et Directrice générale – [email protected]

Mélodie Ambroise, Directrice stratégie et relations institutionnelles  – [email protected]

Site : https://adan.eu

Twitter : @adan_asso