L’Adan publie son rapport annuel d'activité 2021 Télécharger ⬇️

Crypto & Finance Forum 2022 : que retenir de cette seconde édition organisée par l’Adan ?

Le lundi 18 juillet 2022, en pré-ouverture de l’EthCC5, l’Adan organisait la deuxième édition de son Crypto & Finance Forum à la Maison de la Mutualité à Paris.

Le Crypto & Finance Forum est le rendez-vous annuel incontournable qui réunit les acteurs du secteur crypto, les entreprises et start-ups, ainsi que les décideurs et les autorités, afin de dialoguer de façon constructive et débattre objectivement sur les grands sujets conjoncturels et structurels et les défis auxquels fait et fera face l’industrie française et européenne des crypto-actifs.

Avec 8 tables rondes, 2 keynotes, plus de 30 intervenants et 400 participants (deux fois plus que lors de la première édition), cette seconde édition du CFF 2022 a parfaitement su valoriser et confirmer le potentiel de l’industrie française et européenne des crypto-actifs. 

Dans ce document, l’Adan revient sur cette journée exceptionnelle visant à faciliter les discussions entre les acteurs de l’industrie et les décideurs politiques, régulateurs et acteurs institutionnels.

Mots de bienvenue de Faustine Fleuret

Après un accueil des premiers arrivants à la conférence, le Crypto & Finance Forum 2022 a été officiellement lancé par les mots de bienvenue de Faustine Fleuret, Présidente et Déléguée 

Générale de l’Adan. 

Lors de son discours de bienvenue, Faustine Fleuret explique l’importance de cette journée qui s’inscrit au coeur des missions de l’Adan, à savoir permettre au secteur de faire entendre sa voix et ses messages et faciliter les dialogues entre les acteurs dans un objectif pédagogique ou dans le contexte de débats réglementaires qui se sont considérablement accélérés cette année.

Avant d’ouvrir cette seconde édition du CFF, Faustine Fleuret souhaitait enfin adresser ses plus sincères remerciements aux principales personnes sans qui cette conférence n’aurait pu être un succès : 

A l’ensemble de l’équipe interne de l’Adan : Mélodie Ambroise, Hugo Bordet, Jules Dubourg, Benoît Preau et Dorian Ravaute. 

Aux sponsors de l’événement : SG-Forge, Banque Delubac & Cie, Groupe Caisse des Dépôts, Nortia, Lyncas, Scorechain et Waltio.

Aux partenaires médias pour les nombreux relais autour de l’événement et la modération des tables-rondes : L’AGEFI, L’Express, B SMART, Coin Academy, Cointelegraph, Cryptoast, Maddyness et The Big Whale.

Aux partenaires institutionnels pour les ponts facilités entre le secteur des crypto-actifs et les autres acteurs : l’AMAFI, l’ANCDGP, CroissancePlus, l’European Union Crypto Initiative, Finance for Tomorrow, Finance Innovation, France FinTech, Kryptosphère, La Place Fintech, Le Swave et l’OCBF.

Discours d’ouverture du ministre Jean-Noël Barrot

Après les mots de bienvenue de Faustine Fleuret, l’édition 2022 du Crypto & Finance Forum a été inaugurée par le discours d’ouverture de Monsieur Jean-Noël Barrot, Ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications : un discours attestant de l’ambition de la France dans l’industrie des crypto-actifs. 

Lors de cette allocution, le Ministre Jean Noël Barrot a souhaité adresser trois grands messages : 

  1. Le Président de la République et le Gouvernement souhaitent accompagner l’industrie dont nous commençons déjà à voir le potentiel pour l’économie française.
  2. Dans un contexte de dévalorisation des marchés – tous marchés confondus – le gouvernement a à coeur d’encourager et d’accompagner l’industrie, notamment face à ses prochains défis (verdissement du numérique, réglementation européenne, formation, etc.). 
  3. Puis, en parallèle des efforts de régulation à mener, le nouveau Gouvernement va continuer à soutenir le développement de l’écosystème, notamment via le financement des start-ups.

Avec MiCA nous allons ouvrir un terrain de jeu européen qui permettra à l’innovation de se développer tout en protégeant la sécurité des épargnants. En unifiant ce marché européen, nous donnons à nos futures licornes des potentiels de croissance beaucoup plus significatifs.

In fine, le ministre Jean-Noël Barrot s’est engagé – dans ce contexte de correction des marchés – à soutenir la croissance des entreprises des crypto-actifs en encourageant les financements, les échanges avec les universités et les administrations publiques et en initiant un effort de formation des experts du numérique.

Un engagement dans la continuité du travail initié sous le précédent quinquennat et que l’Adan veillera à poursuivre.

Table ronde #1 – Crypto & bank-finance: reconciliation? 

Depuis plusieurs années, les membres de l’industrie des crypto-actifs éprouvent de grandes difficultés à nouer des relations de confiance avec les acteurs du secteur bancaire et financier.  A cet égard, dès 2020, l’Adan – par le biais de son rapport “État des relations entre le secteur bancaire et financier et l’industrie des actifs numériques” – révélait déjà les problèmes rencontrés par les acteurs du secteur. 

Ce panel a ainsi permis de dresser un état des lieux des relations entre les établissements bancaires et les acteurs crypto-blockchain, relations qui ont considérablement évolué depuis la parution du rapport de l’Adan. 

Cette table ronde réunissait des profils éclectiques mais complémentaires avec une représentante du secteur bancaire, une experte dans un établissement bancaire proposant des services sur crypto-actifs, un acteur de la FinTech et un conseiller en gestion de patrimoine proposant à ses clients des offres basées sur les crypto-actifs.

Tous les intervenants se sont accordés sur le fait que si certaines problématiques persistent entre les acteurs du monde bancaire et crypto (notamment en raison de la forte aversion au risque des acteurs bancaires et du besoin de pédagogie sur le fonctionnement et les risques des crypto-actifs), nous observons depuis plusieurs mois/années, un intérêt grandissant des banques pour cette nouvelle classe d’actifs. 

Over the past 2/3 years, we have indeed seen a real change in the way banks view the crypto-asset sector.” 

Carole Delorme D’Armaillé

En synthèse, cette table ronde était l’occasion de rappeler que les crypto-actifs et les réseaux blockchain offrent des opportunités importante dans le secteur financiers que les banques ne peuvent ignorer, notamment dans le domaine des paiements et de la finance décentralisée (DeFi), qu’il convient d’encourager pour en améliorer l’efficience et l’accessibilité. Ces activités, qui sont complémentaires et parfois en concurrence avec les services proposés par les banques doivent être accompagnées au niveau étatique et européen. 

Table ronde #2 – Crypto is everywhere

La seconde table ronde du Crypto & Finance Forum 2022 tendait à démontrer que les crypto-actifs sont désormais partout et ne peuvent plus être assimilés à un simple marché de niche, ou encore seulement des actifs financiers ou spéculatifs. Alors que de nouveaux cas d’usage émergent quotidiennement et s’immiscent dans toutes les industries confondues, les crypto-actifs tendent à s’imposer progressivement dans notre économie numérique. 


Avec une juriste experte en réglementation des crypto-actifs chez Near Foundation, l’une des infrastructures blockchain les plus conséquentes du marché crypto, le d’Ownest, un projet NFT spécialisé dans la traçabilité de la chaîne logistique, le Directeur de de Casino Immobilier qui ont récemment investi dans le metaverse The Sandbox et le PDG de Cometh, un jeu vidéo de nouvelle génération reposant sur les NFT, la table ronde permettant de comprendre réellement la révolution orchestrée par le Web3.

“With blockchain and crypto, there is this change of paradigm about what we can own on the internet because we are able to generate our keys and hold our assets ourselves. All of these assets are ultimately not always financial with assets representing art, music or assets in a game.”

Jérôme de Tychey

Lors de cette table ronde, les intervenants expliquaient que l’ascension spectaculaire de l’industrie des crypto-actifs en 2021 n’a cessé d’attirer l’attention de nouveaux investisseurs, des acteurs institutionnels comme des régulateurs, à l’instar du groupe Casino qui a acquis des LAND sur le metaverse The Sandbox et a émis sa propre collection de NFT. 

Ces deux dernières années ont ainsi été particulièrement prometteuses pour le secteur des crypto-actifs et permettent d’envisager positivement la suite. Les acteurs ne cessent de croître d’année en année et que l’institutionnalisation du secteur ne cesse de se poursuivre.

Table ronde #3 : Cryptos as new geopolitical tools 

Dans un contexte de globalisation de notre économie et de crise généralisée, la troisième table ronde avait pour objectif de démontrer que les crypto-actifs disposent du potentiel suffisant pour s’imposer comme un nouvel outil de géopolitique entre les Etats. 

En 2021, plusieurs événements permettent de confirmer cette tendance : l’adoption du Bitcoin en tant que monnaie légale au Salvador et en République centrafricaine, l’émergence des monnaies numériques de banque centrale (MNBC), la capitalisation des marchés des stablecoins, etc. 

The difference between Europe and the USA is that we always wonder whether the risk is worth the bet while they wonder how it works. That’s how they got their leadership on the internet, banks and payment solutions.

Yves Choueifaty

Ce panel réunissait une fois de plus des intervenants avec des profils très différents pour apporter des visions complémentaires sur le rôle que peuvent jouer les crypto-actifs sur l’échiquier politique mondial. 

En synthèse, tous les intervenants s’accordent à dire que les crypto-actifs occupent progressivement une place centrale dans les relations entre les différents Etats à travers le monde et constituent une méthode de diversification financière inédite. Si les corrections qui ont récemment touché le secteur des crypto-actifs – notamment avec la chute de l’UST qui a fait l’objet de débats lors du panel – ont pu provoquer une perte de confiance envers certains projet, la proposition de valeur de notre industrie est restée inchangée et tend à s’imposer sur le long terme.

Table ronde #4 : After MiCA what’s next for the EU?

Cette seconde édition du Crypto & Finance Forum était aussi l’occasion de revenir sur les dernières avancées sur le plan réglementaire concernant les crypto-actifs au sein de l’Union européenne. 

Lors de cette table ronde, les intervenants – constitués d’un représentant de la Commission européenne, de membres de l’industrie, d’une association professionnelle et d’un cabinet d’affaires publiques – sont revenus sur les récents accords politiques du 29 (sur le règlement MiCA) et du 30 juin (sur la révision du règlement TFR). 

Tous ont globalement salué l’approche adoptée par l’UE dans le cadre de ces accords politiques notamment s’agissant de l’exclusion des NFT et de la DeFi dans MiCA. Cette table ronde a aussi permis de rappeler qu’il conviendra de rester vigilant sur certains points essentiels de MiCA et TFR, notamment le traitement des stablecoins et le possible contournement de la réglementation par des acteurs hors EEE qui fait peser des risques importants sur la compétitivité de l’industrie européenne. 

Enfin, les participants ont aussi envisagé les prochaines étapes concernant la réglementation des crypto-actifs en Europe après que la France ait passé le flambeau de la Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne (PFUE) à la République Tchèque. 

Illustration du calendrier règlementaire à venir pour l’Europe des crypto-actifs par Bertrand Huet

SG-Forge & the CAST Challenge

Le CAST CHALLENGE visait à offrir aux parties prenantes du marché des security tokens des solutions open-source compatibles avec le cadre CAST (Compliant Architecture for Security Tokens). Il vise à répondre aux problématiques rencontrées par les institutions financières traditionnelles, notamment les investisseurs, pour trouver des moyens efficaces d’utiliser la technologie des DLT et les security tokens dans l’univers bancaire.

Le CAST CHALLENGE de SG-FORGE était divisé en 5 grandes thématiques : 

  • Standard universel de structuration des security tokens : le prix pour ce cas d’usage a été décerné à Blockpulse. 
  • Monnaie de règlement universelle avec mécanisme de règlement atomique natif : le prix pour ce cas d’usage a été décerné à ReFundia / WeFundia.
  • Rapporteur de security tokens multi-chaînes : le prix pour ce cas d’usage a été décerné à Finastra. 
  • Connectivité SWIFT multi-chaînes : le prix pour ce cas d’usage a été décerné à Finastra.
  • Flux de données multi-chaînes : le prix pour ce cas d’usage a été décerné à Kaiko avec une mention spéciale à LUNALOGIC.

L’attribution des prix lors du CAST CHALLENGE était ainsi basé sur quatre principaux critères : 

Table-ronde #5 : Web3, DeFi, DAO : où ne s’arrête pas l’innovation décentralisée ?

La finance décentralisée (DeFi) est assimilée à une alternative au système bancaire et financier traditionnel développée sur les réseaux blockchain ouverts. L’objectif de la DeFi est de permettre un plus grand accès aux services financiers traditionnellement proposés par les établissements bancaires et financiers et ce, sans tiers de confiance. 

Cette table ronde réunissait ainsi les représentants de quatre cas d’usage particulièrement structurants pour l’industrie des crypto-actifs : 

  • Alex Bartomeu-Gilles : risk Manager chez Aave, le protocole de prêts décentralisés parmi les plus conséquents de la finance décentralisée ;
  • Charlotte Eli : co-fondatrice et Chief Revenue Officer d’Atlendis Labs, le protocole de prêt sans collatéral sur Polygon
  • Ambre Soubiran : CEO de Kaiko, le leader des fournisseurs de données sur crypto-actifs. Kaiko permet d’apporter une analyse détaillée des évolutions de marchés sur les plateformes centralisées (CEX) et décentralisées (DEX). 
  • Pablo Veyrat : co-fondateur et core contributor d’Angle Protocol, le premier stablecoin euro décentralisé sur Ethereum.

“Quand l’on parle de décentralisation, trois aspects principaux doivent être pris en compte. D’abord la décentralisation de la technologie, puis la décentralisation de la gouvernance et enfin, la décentralisation de l’écosystème.”

Alex Bartomeu-Gilles

Cette table ronde était donc l’occasion de revenir sur une diversité de sujets. D’abord, le rôle de chacun des projets représentés par nos intervenants dans le secteur de la finance décentralisée, puis l’innovation et le niveau de décentralisation des différents protocoles existants et enfin, les risques liés à ces nouveaux cas d’usage innovant pour les marchés des crypto-actifs.

Table-ronde #6 : NFT, tout et surtout pas de la finance

Ces derniers mois, le marché des non-fungible tokens (NFT) a fait l’objet d’une croissance exponentielle tant en termes d’adoption que de cas d’usage.  

Dans son étude “La crypto en France” réalisée avec KPMG France et l’institut de sondage IPSOS, l’Adan révélait que 15 % des Français ont déjà entendu parler des NFT et que 2 % de Français détiennent des NFT. Parmi ces détenteurs de NFT, la moitié d’entre eux n’identifie pas les NFT comme des crypto-actifs. Une telle considération s’explique notamment par le fait que les NFT représentent aujourd’hui une grande diversité de cas d’usage (dont l’art, la musique, les jeux vidéos, le luxe, la logistique, etc.) qui ne permet pas de réduire ces actifs à de la finance uniquement. 

A cet égard, l’Association souhaitait réunir dans cette table ronde des acteurs travaillant sur les NFT mais dont les activités sont très éclectiques afin de démontrer qu’il serait inutile d’assimiler ces actifs à une classe financière homogène. 

L’objectif des crypto et des NFT est de reprendre le contrôle sur nos données personnelles, savoir où elles sont, avec qui l’on veut les partager et comment. Il s’agit de renouer avec les bases d’internet, c’est-à-dire la transparence et le partage par tous.

Marguerite de Tavernost

En synthèse, les discussions lors de ce panel ont permis de démontrer que les NFT ont le potentiel d’accompagner la modernisation d’une diversité d’industries en dehors de la seule finance. Cette table ronde corroborait la position de fond de l’Association : les NFT offrent une myriade de cas d’usage et nécessitent une analyse granulaire dans le contexte d’une réglementation ad hoc à bâtir. 

Table-ronde #7 : L’industrie crypto : pilier de la finance à impact

Depuis plusieurs années, les crypto-actifs ont souvent fait l’objet de vives discussions concernant leur empreinte environnementale, certains affirmant notamment que certains crypto-actifs – dont le bitcoin – représentaient un désastre écologique. A plusieurs reprises, l’Association est venue rappeler qu’il existe différents protocoles de consensus – plus ou moins énergivores – et que calculer l’empreinte écologique des réseaux blockchains est un exercice compliqué qui nécessite de prendre en compte de nombreuses variables, certaines desquelles souffrent d’un manque d’informations fiables. 

Mais au-delà de leurs implications énergétiques, les crypto-actifs ont le potentiel, de par les usages innovants qu’ils offrent, de devenir un pilier de la finance à impact en proposant de nouvelles solutions ESG pour certaines entreprises et en permettant d’optimiser le coût énergétique lié à certaines activités. Les éléments apportés par nos experts ont ainsi permis de révéler que les crypto-actifs et les technologies blockchain sont parfaitement compatibles avec les enjeux de RSE. 

Cette table ronde était donc un moyen de démystifier le débat sur la consommation énergétique des crypto-actifs et de parler des différents cas d’usage crypto visant à accompagner la transition énergétique et écologique en cours.

Sur l’impact environnemental des crypto-actifs, le sujet est très complexe. L’on parle très souvent du minage qui nécessite une puissance de calcul importante, mais il faut savoir que le minage c’est ce qui fait l’innovation de certains crypto-actifs – dont Bitcoin – pour assurer un haut niveau de décentralisation. (…) Sur Bitcoin, les derniers chiffres démontrent que l’électricité utilisée pour le minage de Bitcoin est à 60% renouvelable.

Claire Balvat

En synthèse, si certains crypto-actifs nécessitent un besoin énergétique important, ce besoin est justifié par le haut niveau de décentralisation et de sécurité garantis par ces protocoles. Mais au-delà de ce débat, les technologies blockchains et les crypto-actifs présentent des opportunités de réduction d’empreinte carbone, de réduction de déchets, ou encore de décentralisation d’apport d’énergie.

Table-ronde #8 : Nouveau quinquennat : quelles urgences pour la crypto en France ?

La France dispose à ce jour d’atouts majeurs afin d’être un leader dans le secteur des crypto-actifs et de la finance numérique. Dans un environnement où la course à l’innovation a déjà commencé, le nouveau quinquennat en France sera déterminant pour la compétitivité de nos entreprises. 

Cette table ronde visait à réunir un large panel d’acteurs représentatifs de cette industrie, tant les entreprises spécialisées dans les crypto-actifs, que les décideurs politiques, les autorités administratives indépendantes et les acteurs publics. Les échanges qui se sont déroulés ont permis d’abord de revenir sur le précédent quinquennat et les implications du précédent gouvernement pour créer un cadre précurseur pour les marchés primaires et secondaires des actifs numériques (avec la loi PACTE du 22 mai 2019). Dans un second temps, les différents participants au panel ont échangé sur les prochaines étapes pour le secteur et les défis à relever pour faire de la France l’un des moteurs mondiaux sur les marchés des crypto-actifs.

La réglementation des crypto-actifs s’est toujours voulue en accompagnement d’un mouvement dont la Direction Générale du Trésor se doutait qu’il ne pouvait que se développer.” 

Sébastien Raspiller

In fine, cette table ronde vient rappeler qu’un dialogue étroit entre acteurs privés et publics est nécessaire pour prétendre à être compétitif sur la scène mondiale. En assurant ces débats de manière dépassionnées, l’Adan continuera de faire le pont entre les entreprises et les décideurs pour créer un cadre porteur – protecteur des investisseurs et de l’innovation – en France. 

Discours de Clôture par Robert Ophèle

Pour achever cette journée riche en termes de réflexions et d’annonces, le Crypto & Finance Forum a été clôturé par Robert Ophèle, Président de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Une nouvelle fois, l’Association tient à adresser ses plus sincères remerciements à l’AMF et M. Ophèle pour ce discours qui constitue sa dernière prise de parole publique en tant que Président de l’AMF. 

Lors de ce discours, M. Ophèle a d’abord souhaité souligner tous les efforts menés par l’AMF pour accompagner la numérisation de la finance qui constituait l’une des principales priorités du plan stratégique supervision 2022 du régulateur. 

Robert Ophèle s’est aussi félicité de la réussite de l’enregistrement des prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) – comptabilisés à ce jour à 44 – que l’AMF a pu accompagner depuis 2019 pour se mettre en conformité.

Désormais, face à un environnement règlementaire de plus en plus européen, le temps de l’agrément est venu. Selon M. Ophèle, cet agrément sera le meilleurs moyen de lutte et de prévention des crises dans l’écosystème des crypto-actifs, à l’instar de celle qui s’est déroulée ces dernières semaines. 

Le temps du simple enregistrement est achevé, il faut impérativement rechercher l’agrément. Seul l’agrément présente un niveau de garantie suffisant pour limiter les risques qui se sont matérialisés ces dernières semaines. Or l’agrément des PSAN va, de fait, devenir obligatoire dans le cadre du régime européen MiCA pour lequel un trilogue a pu aboutir au dernier jour de la Présidence française de l’Union. Cet agrément est très proche de l’agrément français, et ce n’est pas le fruit du hasard.

Robert Ophèle

Face à ses sujets d’ampleur évoqués par M. Ophèle, l’Adan continuera d’accompagner les membres de l’industrie française et européenne des actifs numériques pour faciliter la compréhension par les acteurs des exigences du régulateur.